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dimanche 4 novembre 2012

En attente à Gibraltar


Nous sommes toujours en attente d’une fenêtre météo pour quitter la méditerranée en empruntant le détroit de Gibraltar, depuis une quinzaine de  jours nous avons fait le tour de Gibraltar, nous sommes  montés au rocher rendre visite aux singes, nous avons mangé le traditionnel « fish and chips », et fait beaucoup de marche entre l’Espagne et l’Angleterre car ici sans véhicule c’est à pieds que se traverse la « frontière » qui n’est autre que la piste d’atterrissage de l’aéroport !!! D’ailleurs ici mieux vaut être à pieds car les embouteillages sont légions et notre marina étant à proximité de la « piste frontière » nous avons droit à notre concert de klaxons quotidien qui nous rappelle que la ville est toujours présente … et que nous avons hâte de retrouver le calme de la navigation !
Nous avons eu le plaisir de retrouver nos amis William et Charlène sur « Shogun », nos anciens voisins des Marines de Cogolin, ainsi que l’équipage de Sao Paulo toujours aussi sympathique et toujours partant pour un petit détour par le bistrot pour un apéro ! Nous avons enfin fait la connaissance de Stephan, Natacha, et leurs enfants à bord de leur bateau SENS que nous suivions via leur blog …Nous faisons tous les jours des rencontres bien agréables car  il ne faut pas oublier nous ne sommes pas les seuls à attendre que l’anticyclone des Acores reprenne sa place et chasse toutes ces dépressions qui nous amènent un vent de sud -ouest  contraire à la route que nous devons faire… Il ya aussi des bateaux qui rejoignent le rallye de l’arc (régate qui transite entre les Canaries et Sainte Lucie), et ceux qui rentrent au pays breton comme nos voisins Anne-Gaël et Marco sur Naxos qui comme Brigitte et Jean-Luc du Gwen Ha Du se réconfortent avec nous autour d’un café ou d’un apéro convivial!!! Plus un grand nombre de bateaux hétéroclites du 20 mètres anciens en passant par le 18 mètres « high tech », sans oublier les petits bateaux et dire que je prenais notre bateau Mangaia pour un petit !!!

Mangaia en sèche linges une heure sans pluie!

Vue du bateau

Non nous ne prenons pas  l'avion ...

Nous allons à Gibraltar à pieds obligés de traverser la frontière ainsi que la piste atterrissage!

Coté Anglais il y a des choses auxquelles on s'attend ...
...Et d'autres moins!!!

























C'est dur d'attendre!!!























Mon nouveau sac à dos 100% naturel!
























































vendredi 26 octobre 2012

Almeria-Gibraltar une traversée fantastique !


Nous quittons le port d’Almeria en direction de Gibraltar par un beau soleil ,  nous avions prévu de quitter le port vers les 8h30 mais c’était sans compter  sur l’attente interminable pour faire le plein de gasoil,  non pas qu’il y ait la file mais tout simplement parce que le « marinero » de service n’avait pas fini son café !!!  Après quelques heures de navigation au moteur à défaut d’avoir du vent, nous apercevons enfin nos premiers dauphins, quelques sauts à  100m du bateau , nous continuons notre route car comme depuis un mois chaque fois que l’on voit un aileron il disparait… Mais pas cette fois ! Là où que l’on pose les yeux il y a des dauphins, et en plus ils se rapprochent du bateau et viennent jouer dans l’étrave ! Enfin  après avoir parcouru 1000 milles (1852 km) et avoir désespéré, nous sommes comblés, des dizaines de dauphins pour des moments toujours magique !!! En fin d’après midi Caro me signale quelque chose qui flotte à 200 mètres de nous, on aurait dit de grosses caisses plastiques ou tout autre déchet flottant…  Vite les jumelles ! et là un souffle, en fait ce sont des nageoires de cétacés  qui dorment en surface, nous nous approchons doucement, stoppons le moteur à bonne distance pour ne pas les effrayer, et découvrons deux groupes de globicéphales… Le premier prend un peu de distance et le second s’approche du bateau pour nous observer,  ils sont 5 ou 6 et se collent contre la coque, passent en dessous, virevoltent avec une aisance déconcertante et une lenteur presque effrayante ! Ils sont 5 parfois 6 dont un jeune plus joueur que les autres… Le plus grand de tous mesure environ  5 à 6 mètres et vient régulièrement remettre de l’ordre aux témérités du petit de manière autoritaire, et en nous observant ce qui n’est pas toujours rassurant ! Après une vingtaine de minutes d’observation commune, nous décidons de les laisser  reprendre leur sieste mais c’était sans compter sur leur curiosité, cette fois ce sont eux qui ont suivi notre  bateau ! Mais de nouveau le patriarche est venu montrer qu’il y avait une fin à tout, donc quelques petits sauts  en signe d’adieu pour conclure ces 20 minutes de pur bonheur …
La nuit tombe et toujours accompagnés de nos dauphins, eh oui !!! nous poursuivons notre route… Ils vont et viennent jouer à l’étrave du bateau, disparaissent pendant  10 minutes et reviennent nous escorter projetant à chaque saut du plancton phosphorescent  qui sous les effets de la lune donne une couleur bleue électrique, le chapelet de bulles qu’ils font en plongeant donne une vision totalement surréaliste mais de toute beauté… Un régal toute la nuit et un sacré coup de pouce pour le moral des veilleurs !!! Vers les 9h du matin c’est la fin de notre escorte aquatique et le début d’un slalom géant entre les cargos et autres pétroliers, Gibraltar et son rocher sont en vue ! 





 Pour visionner les images en plus grand cliquer dessus

Merci l'AIS nous en rouge les cargos en vert
















Notre escorte





déchets flottants ? ou animaux marins ?



Globicéphales en famille


Parking à cargos

Il fut milliardaire ... il garde son flegme Britannique ! 





dimanche 21 octobre 2012

Almeria




Nous voici de nouveau bloqués dans notre périple , la cause récurrente dans cette région du monde : la météo... Elle qui change d’humeur avec une rapidité déconcertante, elle nous aura quand même comblé de temps en temps mais aussi fait vivre des moments inoubliables de brutalité… Cette fois ci nous avons un peu plus de chance car notre attente se fait dans le port d’Almeria, grande ville du sud de l’Espagne, capitale de l’Andalousie elle fut jadis musulmane comme en témoigne la Alcazaba (casbah fortifiée) qui s’érige sur les hauteurs de la ville. Elle a été restaurée avec le plus grand soin et sa visite fut très agréable entre de beaux jardins, des fontaines et des petits canaux qui Se terminent par des bassins remplis de carpes Koi et autres poissons … Mais vous n'aurez pas de photos, nous avons oublié de prendre l'appareil !!! eh non on ne se refait pas !!!
D’aprés les sources de wikipedia  Almeria est la ville d’Europe où la moyenne des températures annuelle est la plus élevée, là où il pleut le moins en moyenne sur l’année,et dire que durant nos trois jours nous n’avons pas vu le ciel bleu... que des nuages  gris et du vent entremêlé à des averses ! Toujours d’aprés wikipedia il ne pleut en moyenne que trois jours sur le mois  d’octobre … c’était donc les trois jours où nous y sommes !!! On ne se refait pas, là c'est sûr !!!
Pendant notre traversée qui a duré 37h dont 33 au moteur ( pétole méditérranéenne oblige!), vers les 16h du 2° jour, avec une visibilité réduite le ciel venant du large commençe à devenir de plus en plus orange, à un tel point que l’on se pose des questions sur ce phénomène étrange, tempête en prévision ? Sable ? Pollution dûe aux dizaines de cargos qui croisent dans le secteur ou aux usines toutes proches? Vers 18h cela se rapproche de notre position et la nuit tombe bien plus tôt que d’habitude et avec sa venue nous ne pensons plus au nuage pour le moins étrange mais à notre diner... Au cours de la soirée nous croisons un voilier identifié sur l’AIS, bateau de 40 mètres sous voiles alors que le vent ne dépasse pas les 4 nœuds, nous nous croisons de manière non académique tribord sur tribord, il éclaire sa voile avec une source lumineuse pour me faire comprendre que tout va bien, je lui réponds avec mon projecteur  et là , dans le faisceau une impression de flocons de neige ou de cendres, nous sommes en plein  milieu de ce nuage rouge... qui est donc en fait un nuage de sable !!!  Venu d’Algérie certainement... C'était presque magique tout ce sable en pleine nuit... Beaucoup moins magique le lendemain au port d'Alméria quand au réveil on découvre Mangaia recouvert de sable avec des trainées rouges pas très esthétiques !!! On est bon pour un grand lessivage !
3 jours à Alméria, 1 superbe balade à travers la ville avec Tapas dans un bistro authentique, 1 rencontre au coin d'une rue avec une québequoise perdue qui nous offre une bouteille de vin (elle venait d'apprendre que le vin qu'elle avait acheté pour offrir à sa famille n'était pas autorisé à l'importation!), la découverte de l'Alcazaba, superbe avec vue imprenable sur les Favellas d'Alméria (il ne faut pas oublier qu'on est en Espagne...), et l'acquisition d'un nouvel équipier destiné à contenter nos gourmands estomacs : Jamon ! ou l'authentique Patte de cochon fumée et entière (on a même les sabots!) certes un peu lourde à trimballer dans la ville mais si bonne à déguster !!!!
Ce que l'on a oublié de vous dire c'est que le soir du 1° jour nous sommes passés de l'Est à l'Ouest... Il ne s'agissait pas d'un changement de vent (puisqu'il n'y en avait pas!) ni d'un changement de cap (nous sommes toujours décidés à continuer!) mais d'un changement de Longitude... Nous sommes passés de l'autre côté du Méridien de Greenwich !!!!
Lundi une fenêtre météo s’ouvre, nous allons donc en profiter pour rallier Gibraltar au plus vite...





       









Bizarre ce ciel!!
















Pile poil sur Grenwich











"Jamon" notre nouvel équipier (pour peu de temps)




mardi 25 septembre 2012

Estartit


Comme vous pouvez le constater nous postons plusieurs lettres d’affilée mais les points wifi sont rares donc nous en profitons ici à Estartit .
Après une prise de météo, nous optons pour une petite navigation Cadaquès vers Estartit car ils annoncent de nouveau un coup de vent de sud –Ouest, ici on l’appelle Tramontane nous dans le var on se plaint du mistral mais alors rien à voir avec cette tramontane, elle arrive sans prévenir ,repart aussi vite pendant 10 minutes et de nouveau elle se pointe avec ses rafales… elle parvient à faire monter des vagues sans pareilles en méditerranée.
Nous prenons donc la mer tranquillement vers les 10 heures en prévision de 3 heures de mer le vent étant annoncé pour la fin de journée, normalement ça le fait…encore trompé après une heure de nav tranquille le vent tombe, les bateaux du style semi-rigides et autres rentrent rapidement mais nous on est plus dans notre jardin et on comprend pas tout de suite, l’expression « le calme avant la tempête » est bien trouvée pour cette région… de nouveau avec 6 heures d’avance le vent monte et la mer avec, bref il nous faudra  3 heures de plus sur le programme (ha !! c’est vrai nous n’avons pas de programme mais quand même !) pour arriver au port d’Estartit…   le personnel est super sympa, bon accueil, mais alors la ville quelle horreur, 100 pour 100 touristique, j’avais le souvenir de cette ville il y a 40 ans mais en m’en rapprochant il m’est revenu que c’était l’endroit où nous venions àla plage lors de nos vacances à la Escala et pour vous dire je n’ai aucun souvenir de cette ville qui à l’époque ne devait certainement pas ressembler à celle d’aujourd’hui… Mais nous sommes amarrés au port et bien content de l’être à la vue du sable de la plage qui sous la force du vent forme un rideau qui se déplace sur la ville…même que c’est vrai !






      
               





Arrivée mouvementée en Espagne



La grande journée fut au rendez-vous !!! Départ de Porquerolles vers 9 heures du matin en prévision d’une traversée du golf du Lion, nous avions prévu Barcelone mais en regardant la météo nous avons plutôt pris Cadaqués comme  point d’arrivée, distance du parcours 143 milles (264 km) temps estimé 29 heures, nous sommes donc dans les créneaux météo… allez hop !! C’est parti !
Vent arrière sous génois seul nous avançons à bonne allure 6 nœuds de moyenne, nous prenons la météo de 19 heure et là tombe un BMS (bulletin, météo, spécial) annonçant un fort coup de vent dans notre zone,  nous avons déjà une mer formée et un vent soutenu de 20/25 nœuds…  La nuit fut longue et les quarts difficiles mais le soleil pointe et le vent faiblit,  la mer se calme, nous mettons toute la toile…  Petit matin agréable, nous croisons beaucoup de chalutiers Espagnols, et la ! Vers 9h30 sans prévenir le vent monte, monte, et monte encore,  nous sommes obligés de mettre le moteur afin affaler la grand voile, nous laissons un mètre carré de voile d’avant, en l’espace de 5 minutes le vent est monté de 15 à 40 nœuds avec des rafales à 48… Le force 8 annoncé est bien là, nous avons la côtes Espagnole en vue, le bateau tient ses 5 nœuds, on se sent vraiment petit dans ces moments là… Je peux vous dire que Mangaia a vraiment assuré 40  nœuds dans le 60 avec des vagues de plus de 2 mètres, pas de craquement de coque, pas de vibration, on l’aime notre bateau !  Deux heures de machine à laver (qui en paraissent beaucoup plus !) et nous sommes dans la baie de Cadaqués,  pas fâchés de se mettre à un corps mort, même pas fâchés quand on vient nous réclamer 35 € pour la journée, diminués à 30 € car il nous a pas aidé à prendre les amarres…
La sieste fut bonne et réparatrice, petite visite de la vielle ville un peu trop tard pour visiter le musé de Dali, donc à défaut  une bière sur une terrasse en bord de plage comme un petit air de vacances...