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vendredi 14 décembre 2012

De Agadir à Graciosa


Le 1 décembre nous décidons de quitter le Maroc, le voyage continue, nous avons encore beaucoup de pays à visiter et de gens à rencontrer … Nous mettons donc la machine administrative Marocaine en route car il nous faut récupérer les papiers du bateau, faire nos visas de sortie, on ne sort pas comme ça du Maroc ! La patience est de mise... garder le sourire et ne pas oublier que celui qui porte l’uniforme a toujours le dernier mot ! Le 3 décembre à 8 h le policier de service nous annonce que nos papiers sont prêts, que nous n'avons plus le droit de sortir du bateau (tant pis pour le pain!) en attendant la visite des douanes et de la police... Celui, qui à ce moment, n’a pas quelques sueurs, je ne le croirais pas ! Vont-ils retourner le bateau ? Vont-ils … ? Là, pour l’occasion, ils n’étaient que deux, n'ayant visiblement pas envie de travailler, ils sont venus à l’intérieur et nous avons eu droit aux questions d’usages : rien à déclarer ? pas de stupéfiants ? pas d’armes ?  N’ayant rien de tout cela ils nous saluèrent et nous souhaitèrent bonne route...
Nous quittons donc Agadir et nous garderons un excellent souvenir de cette escale, les rencontres inoubliables Aline, Ludo et leurs enfants Maélis et Margot sur Papapé, Héloïse, Jo et Guaipuro sur Papillon, Jolly Jumper et son équipage, nos amis Akim et Samir …

Hakim et Jo



Marina Agadir 





William et shogun



En avant pour les Iles Canaries et plus particulièrement l’île de Graciosa, une îles d’origine volcanique et une réserve naturelle avec un petit village de 600 habitants vivants de la pêche et du tourisme... Nous mettons 43 heures pour la rejoindre, pour la 1° fois nous avons du bon vent pendant quasiment toute la traversée et nous avançons à bonne allure sans avoir besoin de pousser le bateau! De plus nous naviguons de concert avec le bateau Papillon parti le même jour que nous...  En arrivant dans le chenal entre Graciosa et Lanzarote par une nuit étoilée et éclairée par la lune, une alarme sur l’AIS retentit, c'est Jolly Jumper qui nous a rattrapé,  et nous mettons l’ancre dans la baie des Français en même temps...
Le jour se lève et nous dévoile un paysage magnifique avec des falaises impressionnantes, des couleurs de toute beauté, des eaux cristallines gorgée de poissons multicolores... Nous passons 4 jours très reposants, car exceptés le bruit des vagues et celui de Jolly Jumper (petit problème de drisse dans le mat!), aucun bruit ne vient troubler notre quiétude...  Au programme: bains de mer (fraîche mais pas impossible!), rando sur le volcan, café chez l’un, apéro chez l’autre et petit repas entre amis… Le Rêve!!!

















Pause café ?

Hélo et  Guai

L'orange et noire c'est notre annexe n°2














Chantier naval d'Agadir



C'est bientôt le départ pour Les Canaries, après 3 sympathiques semaines riches en tajines, couscous, gâteaux marocains (il est temps de reprendre la mer!) et en rencontres... Dernières courses comme toujours et un dernier petit tour du côté du port de pêche pour acheter quelques délicieuses soles, et repasser pour le plaisir et le dépaysement par le chantier de construction marine où tout se fait encore à la main, un mois pour une barque de pêche, une année pour les plus grosses unités... Les superstructures en inox sont soudées sur place, quant au travail du bois c'est fascinant de les regarder faire, les ouvriers travaillent 3 essences différentes, l'acajou, l'eucalyptus et l'iroko, ils partent des grumes pour créer la quille, les membrures, bordés, etc... Souvent à la main ou avec des machines éculées, sur des échafaudages « élastiques » totalement improbables chez nous... Les bateaux ont une durée de vie de 60 ans avec des retours au chantier 1 an après la construction puis tous les 3 ans pour remplacer les bordés ayant trop souffert et recalfater... C'est vraiment beau à voir, et on peut se demander pourquoi le « plastique » a tant remplacé le bois ?!
















Mangaia au port ... de plaisance 

mercredi 12 décembre 2012

Marrakech...



 Milles excuses à celles et ceux qui attendaient de nos nouvelles, mais il n'est pas toujours facile , vous allez rire ! de trouver du temps entre les levers tardifs, plus de montre, plus de téléphone, plus de réveil c'est notre petit luxe ! Les cafés à rallonge, la sieste, le thé à la menthe de 18h, les courses et autres balades, les apéros, sans oublier les discussions de ponton...pour se mettre devant l'ordinateur, surtout je l'avoue pour une fainéante du clavier comme moi !!!

Donc après notre excursion à Essaouira en voiture de location, nous voilà partis à Marrakech en bus... Lever à 5h du matin (de temps en temps nous faisons une entorse au règlement et nous réveillons stressés par la stridente sonnerie de ce barbare appareil appelé réveil!!!), chasse au taxi à 6h et montée dans le bus à 6h50... 3h de route vers le Nord avec si étonnant soit-il un arrêt petit déj et pipi sur une aire d'autoroute où chacun peut à sa guise se restaurer tranquillement sans que ça retarde l'arrivée à la Grande Ville ! Tout cela nous permet de découvrir qu'Agadir est beaucoup plus étendue qu'elle n'en a l'air avec un programme de constructions immobilières foisonnant, que les 300 km dans l'Atlas sont quasi-désertiques avec de temps en temps des constructions sommaires, et des agriculteurs qui passent le soc attelé à un bœuf ou à un dromadaire... et que la ville de Marrakech est effervescente !
Après d'heureuses retrouvailles avec mon amie Sophie que je n'avais pas vue depuis au moins 12 ans et qui vit au maroc, c'est en sa compagnie et celle de sa petite famille que nous visitons la ville de Marrakech, l'incontournable place Jema El Efna qui ressemble à une fête foraine d'un autre temps, avec ses vendeurs d'oranges, de fruits, boissons et autres nourritures peu habituelles, ses montreurs de singes, ses concerts de musiques improvisées, ses conteurs, ses charmeurs de serpents, mais qui néanmoins semble plus destinée aux locaux qu'au visiteurs... et son souk, immense, un labyrinthe d'objets, de couleurs, d'odeurs, de matières...Après le Marrakech populaire, dans une rue très pauvre, au fond d' une impasse nous pénétrons dans l'envers du décors, un hôtel, calme, découpé en 4 Ryads aux ambiances différentes avec fontaines ou piscines, des arbres, des tortues qui se baladent, un service chaleureux et discret, le tout dans un ou plutôt dans des décors somptueux et riches...Bref la définition du Luxe, du vrai luxe (pas celui du réveil!)
A 600€ la nuit, nous n'avons fait que le visiter !!!
Après le plaisir des yeux, les délices du palais... Là on ne fait pas que regarder !!! Direction le restaurant Dar Moha, où dans un décor de rêve la cuisine Marocaine est déclinée en version gastronomique : une explosion des sens avec une vingtaine d'entrées mariant légumes, épices et condiments, mariant le concombre à la fleur d'oranger, le velouté de carottes à la coriandre, la pastilla pigeon et cannelle, ou à la lotte...  Les cigares d'aubergines avec amandes et miel, le mariage du couscous et du foie gras, et un assortiment de desserts aussi fins, subtils et délicieux que les mets qui précèdent...
Merci à Sophie et Laurent de nous avoir offert un voyage gustatif au pays des milles et unes saveurs !


















Effondrement...







... et splendeur!

Restaurant Dar Moha
















samedi 24 novembre 2012

Essaouira

Bloqués à Agadir ? Non ! Nous en profitons pour visiter ou revisiter le Maroc, nous avons loué une voiture pour la modique somme de 35 € les 24 heures… pourquoi s’en priver !  Nous voilà donc en route pour Essaouira ,ville que j’ai visitée il y a 6 ans (et Caro il y a 17 ans) et qui m’avait particulièrement plu avec ses fortifications donnant sur l’océan, un petit air de Saint Malo, normal me direz vous c’est le même architecte… mais la comparaison s’arrête là, dés notre arrivée je sens un changement, cette ville n’a plus grand-chose à voir avec ce que j’avais connu, les petits artisans de toutes nationalités qui animaient les petites rues ont fait place à de l’artisanat grand tourisme, les bords de plages sauvages ont fait place quant à eux à des hôtels, l’ambiance n’est plus la même… nous nous enfonçons petit à petit dans la médina sans vraiment nous en rendre compte, passant de ruelle en ruelle et nous réalisons qu’il n’y a plus un seul touriste, sur une charrette deux jeunes adolescents se droguent en respirant de la colle, les maisons sont délabrées ,l’ancienne ville s’effondre, mais ça c’est la partie cachée aux touristes, nous avions l’impression de ne plus faire du tourisme mais du voyeurisme !!! Difficile de prendre des photos dans ces conditions, nous mitraillons au hasard sans le montrer… Après renseignements, il s’avère que la ville est en pleine expansion, mais que la main d’œuvre n’est pas prise sur place mais recrutée dans les villes car plus instruite, donc un manque d’argent et un grand ressentiment plongent les habitants dans l’alcoolisme et la drogue, il est recommandé d’éviter certains quartiers !!!

















L'envers du décor