mardi 16 octobre 2012

Formentera


Nous avons quitté Ibiza qui fêtait sa fin de saison  pour l’île de Formentera où nous mouillons dans la réserve naturelle de Espalmador , un très bel endroit qui par beau temps a des airs de carte postale avec sable fin, eau transparente et turquoise... Le seul souci pour nous était la concentration de méduses, environ 5 au mètre carré !!! Même pour remonter dans le kayak il fallait viser !
Lors de notre deuxième soirée nous avons eu la chance de rencontrer un couple de trentenaires sur leur first 28 nommé Sao Paulo (le lien de leur blog cliquer ici), nous sympathisons rapidement et il s’avère qu’ils sont dans le même trip que nous : « rejoindre les Antilles !! En Amoureux et sur un Petit Bateau !! »…  Mais les éléments naturels ne sont pas toujours en phase avec nous et après une semaine presque estivale à Ibiza,  l’hiver commence à pointer son nez et c’est là que l’urgence de quitter la méditerranée se rappelle à nous !  L’île de Formentera ne nous offrant pas d’abri naturel, nous sommes contraints au petit matin (et après une soirée festive avec Sophie et Aymeric de Sao Paulo !) de rejoindre  le port des Salines  où nous arrivons, non sans difficultés, à trouver une place… Nous profitons de cette halte forcée pour faire les habituels pleins indispensables :  gasoil et nourriture,  nous en profitons également pour découvrir l’île de l’intérieur à défaut de pouvoir le faire par la mer… Nous avons troqué pour la journée  nos deux voiles pour deux petites roues… motorisée évidement !!!



Ibiza ses fêtes et ses" épaves" 



Tous "Fou"de Bassan



Le sherpa du photographe

Voila pourquoi nous ne sommes pas au mouillage

Notre monture temporaire


















Nous y sommes vraiment











Départ prévu d’ici 24heures pour rejoindre le continent et poursuivre notre route en vue de rapidement  quitter la méditerranée…   

jeudi 11 octobre 2012

Ibiza


Nous voilà depuis quatre jours à Ibiza, la traversée entre Palma et la Cala Boix se passa sans encombre, beaucoup d’heures moteur mais il ne faut pas oublier nous sommes encore en méditerranée…
Depuis notre atterrissage sur l’ile d’Ibiza (en bateau cela s’appelle également un atterrissage le fait d’arriver sur une terre après une traversée) nous nous sentons en vacances ! Une mer miroir, du vent entre 12h et 17h, une eau à 24°, les heures du vent nous conviennent parfaitement : 12h juste après le brunch et 17h juste avant l’apéro !
Le nord de l’ile nous a paru magnifique avec de petites calas dans lesquelles les mouillages peuvent se révéler de toute beauté… mais ils peuvent également se révéler catastrophiques tant la houle et un vent pas toujours stable donnent une équation dévastatrice pour notre sommeil !
Enfin après 3 semaines à essayer de pêcher nous trouvons un montage qui fonctionne pour prendre du poisson, en l’espace de 3 heures nous remontons 4 bonites (à dos rayés !) qui nous procureront des protéines pour 4 repas…Ouf il reste donc encore quelques poissons en Méditerranée !
Une petite halte dans la ville Bahia de San Antonio où nous sentons bien que la saison se termine, une grande partie des bars sont fermés mais la saison a laissé ses traces, certains  clubers sont encore présents bien que  les fêtes touchent à leur fin…
Nous sommes actuellement à Eivissa, capitale de l’ile d’Ibiza, un flower-power est prévu pour demain soir pour clôturer la saison, mais nous demain matin nous mettons le cap sur l’ile de Formentera…







samedi 6 octobre 2012

Palma de Majorque







Petite halte dans le gigantesque port de Palma, toutes les commodités à prix très modique on en profite pour y faire des lessives, mais également un peu de tourisme en se mélangeant aux milliers de personnes descendant des paquebots  de croisière .
Demain on met les voiles si Éole le permet direction Ibiza .



























mercredi 3 octobre 2012

De la Costa Brava aux iles Baléares



       Décidément je ne sais pas si l’Espagne ne veut pas de Mangaia sur ses rivages, mais encore une fois nous avons dû batailler afin d’arriver aux Baléares… pour être certains  de prendre une bonne météo nous en avons vérifié 3  et de source différente,  pour ne pas les citer : PassageWeather, fichiers grib, et laMMA… toutes les trois d’accord sur les 24 prochaines heures, donc nous nous préparons pour le départ de Blanès en direction de Fornells sur l’ile de Minorque, durée prévue 22 heures…  Nous nous acquittons de notre place de port à Blanès oups ça fait mal!!! Environ les mêmes prix  qu’une place en pleine saison dans le golf de Saint Tropez ! la beauté du site en moins ! un abris sûr je vous l’accorde, le port est entouré d’une « double muraille » de béton d’au moins 10 mètres de haut, les vagues ne passent pas, le vent a des difficultés lui aussi à entrer , le soleil également ! elle empêche aussi toute vue sur l’extérieur… une petite sensation de pénitencier, et tout cela pour se mettre à l’abri d’un coup de vent annoncé mais qui n’arrivera jamais !!! Revenons à nos moutons (il vont être bien gros et nombreux !) nous faisons le plein de gasoil, ce qui nous permet par la même occasion de pouvoir calculer notre consommation bateau en charge (il a quand même quelques kilos en plus que la normale !) et bien là stupéfaction nous somme à 1,3 litres à l’heure pour une vitesse de 5 ,5 nœuds…ça c’est plaisant ! Et GO ! direction Minorque les 3 premières heures tout va bien un petit 15 nœuds par le travers idéal me direz-vous, on arrive vite à 20 nœuds toujours idéal mais c’est sans compter sur la houle croisée avec la mer du vent… jusqu’au moment où la houle  et les vagues vont comme d’un commun accord dans le même sens,  ce qui nous donne des creux de plus de trois mètres, les vagues sont tellement proches les unes des autres que le pilote ne parvient plus à gérer… il est certain qu’il ne peut  pas anticiper, du coup Caro et moi nous allons nous relayer à la barre mais même là ça reste encore difficile ,les vagues vont par train de trois à cinq, la première tu la gère, la suivante tu commence à partir au surf alors que la troisième te pousse déjà  et à la quatrième tu couches le bateau, le tout sans oublier la petite sournoise qui déferle à coté de toi et se déverse dans le cockpit ou celle qui pousse sous le bateau car celle là tu ne l’a pas vu venir !!!
Nous nous mettons en fuite dos à la houle et calculons une nouvelle route car la nuit arrive… nous abandonnons l’idée d’allez à Minorque et mettons le cap sur Majorque… Au petit matin le vent finit par se calmer, la houle aussi et nous arrivons dans la baie de Formentor où nous sommes sidérés par le calme : pas de vent, ni de houle, ni même une vague… un lac !
Après une sieste bien méritée nous mettons notre kayak à l’eau et pagayons en direction de la plage où une série de villas dignes des plus grands films hollywoodiens tient place tout au long du rivage dans une discrétion toute relative…
Au fait l’eau est en moyenne à….24,5°….


Le calme plat... bien mérité !





































Au réveil à la cala Matsoch














Maison à vendre si une personne bien intentionnée veut nous subventionner !


Porto Colom
               

mardi 25 septembre 2012

Estartit


Comme vous pouvez le constater nous postons plusieurs lettres d’affilée mais les points wifi sont rares donc nous en profitons ici à Estartit .
Après une prise de météo, nous optons pour une petite navigation Cadaquès vers Estartit car ils annoncent de nouveau un coup de vent de sud –Ouest, ici on l’appelle Tramontane nous dans le var on se plaint du mistral mais alors rien à voir avec cette tramontane, elle arrive sans prévenir ,repart aussi vite pendant 10 minutes et de nouveau elle se pointe avec ses rafales… elle parvient à faire monter des vagues sans pareilles en méditerranée.
Nous prenons donc la mer tranquillement vers les 10 heures en prévision de 3 heures de mer le vent étant annoncé pour la fin de journée, normalement ça le fait…encore trompé après une heure de nav tranquille le vent tombe, les bateaux du style semi-rigides et autres rentrent rapidement mais nous on est plus dans notre jardin et on comprend pas tout de suite, l’expression « le calme avant la tempête » est bien trouvée pour cette région… de nouveau avec 6 heures d’avance le vent monte et la mer avec, bref il nous faudra  3 heures de plus sur le programme (ha !! c’est vrai nous n’avons pas de programme mais quand même !) pour arriver au port d’Estartit…   le personnel est super sympa, bon accueil, mais alors la ville quelle horreur, 100 pour 100 touristique, j’avais le souvenir de cette ville il y a 40 ans mais en m’en rapprochant il m’est revenu que c’était l’endroit où nous venions àla plage lors de nos vacances à la Escala et pour vous dire je n’ai aucun souvenir de cette ville qui à l’époque ne devait certainement pas ressembler à celle d’aujourd’hui… Mais nous sommes amarrés au port et bien content de l’être à la vue du sable de la plage qui sous la force du vent forme un rideau qui se déplace sur la ville…même que c’est vrai !